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Pépé Balamou prévient deux ministres : « S’ils ne font pas attention, ils risquent de subir le même sort que certains de leurs collègues»

L’intersyndicale de l’éducation (FSPE-SNE) a tenu une assemblée générale ce samedi 11 avril 2026 à la Bourse du travail pour dénoncer le manque de volonté du gouvernement d’appliquer le protocole d’accord du 3 janvier 2026. À cette occasion, le Secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE) a déploré l’attitude de certains ministres du gouvernement d’Amadou Oury Bah, notamment Mory Condé et Faya François Bourouno. Michel Pépé Balamou pointe du doigt le dédain et le mépris de ces ministres à l’égard de l’intersyndicale, les accusant d’avoir refusé de les recevoir et d’avoir rompu tout contact avec les leaders syndicaux.

​« Monsieur Mory Condé, depuis son arrivée, ne nous a pas reçus. Il a reçu les centrales syndicales ; je l’ai appelé pour lui dire : « Monsieur le ministre, l’intersyndicale est là, à votre arrivée, vous devez d’abord nous faire face. » Il a promis de nous revenir, mais j’ai constaté qu’il ne le faisait pas. Par la suite, je lui ai adressé une correspondance au nom de l’intersyndicale. Il a affirmé qu’il ferait en sorte de nous rencontrer, mais jusqu’à ce jour, cela n’a pas été fait. Quant au ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, M. Faya François Bourouno, il ne prend plus les appels et ne s’intéresse plus à ces dossiers », a-t-il déclaré.

​Face à ce mépris de la part de ministres pourtant censés négocier avec le syndicat, Michel Pépé Balamou a interpellé le chef de l’État pour qu’il prenne à bras-le-corps le dossier syndical afin d’éviter une nouvelle grève dans le secteur de l’éducation. Pour lui, ces deux ministres ont montré leur incompétence, leur incapacité et leurs limites dans le traitement de ce dossier.

​« Il faut qu’on les interpelle. C’est pourquoi nous disons que le président doit s’intéresser à ce dossier, car ses ministres ont montré leur incompétence, leur incapacité et leurs limites », a-t-il dénoncé, avant de les prévenir : s’ils ne font pas attention, ils risquent de subir le même sort que certains de leurs collègues du gouvernement précédent.

​« S’ils ne font pas attention, ils risquent de subir le même sort que certains de leurs camarades qui étaient dans le gouvernement précédent et qui ne sont plus là aujourd’hui », prévient-il.

​Cette sortie du Secrétaire général du Syndicat national de l’éducation intervient dans un contexte marqué par un bras de fer entre l’intersyndicale de l’éducation et le gouvernement autour de l’application du protocole d’accord du 3 janvier dernier.

La Rédaction

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