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Guerre au Moyen-Orient: Trump affirme que les États-Unis et l’Iran négocient, Téhéran dément tout dialogue

Au 25ᵉ jour de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump a annoncé reporter toutes les frappes ‌sur les infrastructures énergétiques iraniennes pour une période ​de cinq jours. Le ministère des Affaires étrangères iranien a démenti l’affirmation de Donald Trump, selon les médias du pays. L’Iran avait préalablement menacé de poser des mines navales dans le Golfe et de frapper les installations électriques américaines en cas d’attaque de ses côtes.

Le président américain Trump a tenu une conférence de presse devant son avion présidentiel avant de décoller de Floride le 23 mars.Ce qu’il faut retenir :

► Le président ​américain Donald Trump a déclaré avoir eu des « échanges positifs » avec l’Iran, ajoutant qu’il ​avait ‌donné ordre ⁠de reporter toutes les frappes ‌militaires contre les centrales électriques ⁠et les infrastructures énergétiques iraniennes pour une période ​de cinq jours. Il a précisé que les discussions avec l’Iran portaient sur une « cessation complète et totale des hostilités ».  Le ministère des Affaires étrangères iranien a démenti l’affirmation de Donald Trump, selon des médias du pays.

► Le monde pourrait connaître sa pire crise de l’énergie depuis des décennies, avertit le chef de l’Agence internationale de l’Énergie. « Aucun pays » n’échappera aux conséquences de la crise de l’énergie causée par la guerre au Moyen-Orient, a affirmé lundi 23 mars Fatih Birol, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), décrivant une « menace majeure » pour l’économie mondiale.

► L’Iran a menacé de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient et de fermer entièrement le détroit d’Ormuz si ses centrales électriques sont visées, répliquant à un ultimatum lancé par Donald Trump. Le pays a également menacé ce lundi 23 mars de poser des mines navales dans le Golfe, en cas d’attaque de ses côtes.

► Les États-Unis et Israël ont frappé le site nucléaire iranien de Natanz, samedi 21 mars. Ce site est situé à plus de 200 kilomètres au sud-est de Téhéran. L’AIEA a appelé à la retenue pour éviter tout risque d’accident nucléaire. De son côté, l’Iran a frappé la ville israélienne de Dimona, qui abrite un centre de recherche nucléaire. La ville d’Arad, au sud d’Israël a également été visée.

Le président du Parlement iranien dément toute négociation avec les États-Unis

Le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a affirmé lundi qu’il n’y avait eu « aucune négociation » avec les États-Unis, démentant l’existence de pourparlers évoqués par Donald Trump avec un dirigeant iranien non identifié.

 

« Aucune négociation n’a eu lieu avec les États-Unis, de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont enlisés », a déclaré M. Ghalibaf dans un message publié sur X.

L’Iran dit avoir reçu des « messages » de pays amis pour des discussions avec les États-Unis

Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré lundi avoir reçu, par l’intermédiaire de « pays amis », des « messages » sollicitant la tenue de pourparlers formulés par les États-Unis, mais a assuré qu’aucune négociation n’avait été engagée depuis le début de la guerre.

 

« Ces derniers jours, nous avons reçu, par l’intermédiaire de certains pays amis, des messages transmettant une demande américaine de négociations visant à mettre fin à la guerre », a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, selon l’agence de presse officielle Irna.

 

Il a par ailleurs « nié toute négociation ou discussion avec les États-Unis au cours des 24 derniers jours de cette guerre imposée ».

 

RFI

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