Infrastructures et Transports : Mamadi Kémoko Condé pointe des contraintes budgétaires et juridiques
Dans le cadre de l’examen de la Loi de Finances Rectificative (LFR), l’Assemblée nationale poursuit l’audition des cadres des différents départements ministériels. Ce jeudi 29 octobre, la commission Aménagement du territoire a reçu les représentants du ministère des Infrastructures et des Travaux publics, ainsi que ceux du ministère des Transports.
À l’issue de ces travaux de commission, le président de la commission, Mamadi Kémoko Condé, est revenu sur les principaux arbitrages budgétaires. Les parlementaires ont notamment exprimé leurs inquiétudes face à la baisse drastique des allocations au niveau du titre 5, consacré aux investissements dans les infrastructures. Un sujet central ayant suscité de nombreuses interrogations, même si le gouvernement réaffirme sa volonté d’améliorer le cadre de vie et la voirie urbaine.

«Ce matin, comme vous le dites, nous étions d’abord avec le ministère des Infrastructures. À l’entame, je dois dire que le débat a été très fructueux avec le ministère et nous-mêmes. Comme vous le savez, cette rencontre marque la relation entre l’exécutif et le législatif. Et c’est une rencontre régulière et réglementaire. Alors par rapport à ça, nous avons eu à discuter avec le ministère qui était représenté, d’ailleurs, par sa dame la secrétaire générale des questions du titre 2 jusqu’au niveau du titre 5 ont été élucidées. La première remarque était que le ministère des Infrastructures étant la colonne vertébrale du développement, on avait constaté des baisses régulières au niveau de ce ministère, notamment au niveau des infrastructures du titre 5. Donc, des questions ont été posées et des réponses nous ont été données, ces réponses étaient justifiées. Donc, le rendez-vous a été pris probablement pour la RFI, où on fera 360 jours ensemble ici. Je pense que les projections sont faites pour que nos villes sortent de l’ornière », a-t-il expliqué.
S’agissant du ministère des Transports, Mamadi Kémoko Condé a souligné le fort potentiel de ce département en matière de génération de ressources pour le Trésor public. Toutefois, son fonctionnement reste freiné par des obstacles d’ordre juridique.
«La particularité du ministère des Transports, c’est que nous avons constaté que c’est un ministère qui peut mobiliser assez de recettes. Des débats qui sont qui ont sont issus de notre rencontre nous ont nous ont montré que c’est un ministère qui peut être un ministère de recettes. Il y a la question de l’activation des textes d’application de certains décrets, certaines conventions. Alors, c’est cette leçon que nous avons tiré et nous, nous entendons nous mettre, en tant que représentation, on voudrait mettre en œuvre pour que ces décrets ou ces textes d’application puissent voir le jour, pour que nos populations puissent bénéficier de ces recettes perdues.», a-t-il précisé.
Face à ces blocages réglementaires qui entraînent un manque à gagner pour l’État, la représentation nationale a affirmé son intention de s’impliquer pour accélérer la promulgation et l’application des textes requis.
Facinet Camara