Bambéto- Cosa -Wanindara : quand le temps donne raison à la patience (Par Ahmed de Paris)
Voir le Président Mamadi Doumbouya marcher sur l’axe Bambéto–Cosa jusqu’à Wanindara , accueilli avec autant de ferveur, d’amour et d’enthousiasme par les populations, m’a profondément marqué.
Je me suis immédiatement souvenu de l’époque où je menais le combat sur cet axe pour faire comprendre aux populations les acquis et la vision du Président. À travers les échanges, les réactions et l’adhésion des habitants, j’avais compris que cet homme bénéficiait d’une affection réelle dans ces quartiers autrefois considérés comme particulièrement dangereux pour un chef de l’État.
C’est d’ailleurs à cette époque que je lui avais proposé de venir à la rencontre de ces populations. Sa réponse reste gravée dans ma mémoire ,Ahmed, sois pas pressé. Le moment de venir là-bas viendra. Je préfère d’abord poser des actes afin de prouver aux populations que je suis un homme d’action.
Aujourd’hui, en le voyant marcher au milieu de ce peuple, je comprends encore mieux le sens de cette réponse. Il y a des moments où l’on souhaite voir les choses arriver rapidement, mais le leadership exige parfois de savoir attendre, préparer le terrain et laisser les actes parler avant les paroles.
Cette expérience renforce ma conviction ,un homme d’État qui connaît son cap ne se précipite pas. Il avance selon son calendrier, sa vision et les objectifs qu’il s’est fixés. Tout ne se fait pas dans l’immédiateté. Certaines décisions demandent du temps, de la préparation et une lecture profonde des réalités du terrain.
J’ai également appris qu’en politique, la loyauté ne se mesure pas uniquement dans les moments de proximité, de reconnaissance ou de satisfaction personnelle. Elle se révèle surtout dans la constance, la patience et la capacité à rester fidèle à ses convictions, même lorsque les circonstances deviennent difficiles.
Je crois en un Président qui connaît ses hommes et ses femmes, qui observe, qui évalue et qui sait que chaque chose a son moment. Il peut arriver que l’on ne comprenne pas immédiatement certaines décisions ou certains silences. L’essentiel est alors de garder son discernement, de rester digne et de continuer à travailler utilement, sans tomber dans l’amertume ni perdre de vue l’intérêt général.
À tous ceux qui ont accompagné cette vision depuis le début, je voudrais adresser un message simple :gardez la foi, la constance et la même énergie. Notre engagement ne doit pas être conditionné par l’attente d’une récompense. Il doit d’abord reposer sur nos convictions, notre volonté de servir et notre confiance en l’avenir de notre pays.
Je reste convaincu que le Président Mamadi Doumbouya ,est un homme qui sait reconnaître les engagements et que la patience doit toujours accompagner la loyauté. Mais au-delà de toute attente personnelle, notre plus grande fierté doit être de voir les populations se rapprocher des institutions, retrouver confiance et croire en leur avenir.
Car, au bout du compte, nous pouvons proposer, travailler et espérer, mais l’homme propose, Dieu dispose. Sans la volonté et la bénédiction d’Allah, rien ne peut véritablement aboutir.
Gardons donc la foi en Allah, la confiance dans le travail et la fidélité à nos convictions. Le temps révèle parfois ce que l’impatience ne permet pas encore de comprendre.
La constance dans l’épreuve, la loyauté dans la durée et la foi en Allah ,voilà les valeurs qui doivent nous guider.
Ahmed Sékou Camara
Le démineur du GMD