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Le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) est monté au créneau pour condamner fermement les propos de la cyberactiviste Kadii Tounkara, qui a qualifié les enseignants de « moutons ». Dans un communiqué, la structure syndicale fustige des déclarations jugées méprisantes, qui portent atteinte à l’honneur et à la dignité de l’ensemble du corps enseignant.
« Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) condamne avec la plus grande fermeté les propos méprisants assimilant les enseignants à des « moutons ». De telles déclarations constituent une atteinte grave à la dignité de la profession enseignante et contribuent à dégrader davantage l’image de celles et ceux qui ont la noble mission d’éduquer et de former les futures générations. »

Toutefois, le SLECG rappelle que tout acte de violence à l’école doit être dénoncé et sanctionné conformément aux textes en vigueur. Cependant, aucune situation ne saurait justifier les insultes, les généralisations abusives ou le discrédit jeté sur la corporation.
Face à cet affront, le SLECG interpelle le ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation, ainsi que celui de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi. Le syndicat les invite à prendre leurs responsabilités afin de préserver l’honneur des enseignants, renforcer l’éthique professionnelle et promouvoir un climat de respect mutuel au sein des établissements scolaires.
En conclusion, l’organisation syndicale souligne que l’école doit demeurer un espace d’éducation, de dialogue et de responsabilité. Le respect des enseignants reste, selon elle, une condition essentielle à la réussite du système éducatif guinéen.
Facinet Camara