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Foulamadina : chute mortelle d’un adolescent du 3e étage

Dans l’après-midi du samedi 8 août 2026, un tragique accident du travail s’est produit au quartier Foulamadina, dans la commune urbaine de Sonfonia. Mamadou Oury Diallo, un adolescent de 15 ans et apprenti menuisier travaillant sur le chantier de construction d’un immeuble, a fait une chute mortelle depuis le 3ᵉ étage. Le drame est survenu alors qu’il tentait de transporter des briques : un faux pas lui a été fatal, plongeant toute la communauté dans une profonde tristesse.

​Alerté par son chef de secteur, le président du conseil de quartier de Foulamadina, Aboubacar Keita, s’est rendu sur les lieux pour constater les faits. Selon lui, l’accident s’est produit dans la soirée, aux alentours de 19 heures.

​« J’ai été informé par mon chef de secteur, vers 19 heures passées, qu’un enfant était tombé d’un étage et qu’il était décédé sur le coup. Immédiatement, j’ai prévenu le commissariat central de Sonfonia ainsi que Monsieur le maire. Le commissariat m’a envoyé un pick-up et des agents spécialisés pour examiner le corps », a-t-il indiqué au micro de nos confrères de Voixd’Afrique224.

​Poursuivant son récit, le président du conseil de quartier est revenu sur les circonstances exactes de ce drame qui traumatise tout le voisinage :

​« Pour le moment, on nous informe que ce sont des jeunes âgés de 14 à 19 ans qui travaillaient sur ce chantier, et ce, jusqu’à 19 heures. Le maître de chantier leur avait pourtant demandé de s’arrêter pour reprendre le lendemain. Mais les jeunes ont continué à travailler. Le plus petit, qui recevait les briques en haut, a glissé et a fait une chute mortelle depuis le troisième étage. C’était un apprenti menuisier. »

​À la suite de cette tragédie, les autorités locales ont pris l’initiative d’inspecter tous les chantiers en cours dans leur quartier afin de protéger les mineurs et d’interpeller les chefs de chantier. Elles entendent désormais mettre un terme définitif au travail des enfants dans le secteur de la construction au sein de leur juridiction.

​« Nous avons décidé de tenir, dès demain, une réunion de quartier élargie aux chefs de carré et aux responsables locaux. Nous allons ensuite sillonner tous les chantiers. Si nous constatons la présence de mineurs au travail, nous ferons arrêter le chantier et nous informerons les autorités supérieures. Il vaut mieux prévenir que guérir. Voir un enfant de 14 ou 15 ans perdre la vie ainsi, à la fleur de l’âge, est une immense perte pour sa mère et sa famille. C’est vraiment déplorable. »

​Cette tragédie relance avec acuité le débat sur le travail des mineurs dans le secteur du bâtiment et le non-respect des normes de santé et de sécurité au travail en République de Guinée. L’inspection rigoureuse des chantiers ainsi que l’application stricte du cadre juridique en matière de sécurité s’imposent désormais comme une nécessité absolue pour protéger la vie des ouvriers du BTP.

La Rédaction

 

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