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Le procès en appel de l’ancien ministre guinéen de la Défense, Mohamed Diané, devant la CRIEF ce jeudi 21 mai 2026, a été marqué par de vives tensions et de nouvelles accusations de détournement de fonds.
Interrogé de manière pressante par la partie civile sur l’origine de son important patrimoine immobilier, l’ex-dignitaire du régime d’Alpha Condé a également dû faire face aux révélations du procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Aly Touré.
Ce dernier soupçonne l’ancien ministre de détenir un second numéro de matricule administratif frauduleux, usurpant la fonction de magistrat à la Cour suprême. Ce mécanisme lui aurait permis de percevoir indûment jusqu’à 485 millions de francs guinéens (GNF) par mois.
Face à ces allégations qu’il qualifie de « pures manipulations infondées », Mohamed Diané a fermement nié les faits. Visiblement irrité par la tournure des événements, l’accusé a ensuite choisi d’exercer son droit de garder le silence pour le reste des débats.
Loin de reculer, le procureur spécial a annoncé qu’il transmettrait très prochainement le fichier solde de l’année 2021 à la Cour. Selon lui, cette pièce maîtresse viendra prouver de manière irréfutable l’existence de cette double rémunération présumée.
Cette nouvelle charge du parquet vient alourdir un dossier déjà complexe, alors que la défense continue de dénoncer une procédure purement politique. Les débats ont été ajournés et se poursuivront lors de la prochaine audience.