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Cour Suprême : Mory Kaba dépose sa candidature à l’élection présidentielle

Ce lundi 3 novembre 2025, le président du parti Avenir d’une Guinée Nouvelle (AGN), Mory Kaba, a déposé sa candidature à la Cour Suprême.

​Le leader de l’AGN a effectué cette démarche tard dans la soirée, peu après le passage du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. À sa sortie, il a souligné que quiconque veut conquérir et exercer le pouvoir dans un pays a l’obligation de participer à une élection.

​Malgré les enjeux liés à la candidature du Chef de l’État, le leader de l’AGN mise sur la qualité de sa vision et le projet de société qu’il propose aux Guinéens pour remporter l’élection présidentielle du 28 décembre prochain.

« La raison pour laquelle nous sommes là, c’est de déposer notre candidature, la candidature de notre parti politique, le parti de l’Avenir d’une Guinée Nouvelle (AGN). Nous estimons tout simplement que celui qui veut conquérir et exercer le pouvoir dans toute sa plénitude dans un pays a l’obligation de participer à une élection. Il faut croire en ses chances, en ses qualités, mais surtout en la vision et le projet de société que nous proposons aux Guinéens et Guinéennes, parce qu’il est le meilleur », a-t-il déclaré.

​Monsieur Kaba a ensuite livré la quintessence du contenu de son projet, qui s’articule autour du circonstancialisme. Il décrit cette idéologie comme la synthèse du socialisme, du capitalisme, du libéralisme et de la social-démocratie.

​S’il est élu, Mory Kaba entend nationaliser certains moyens de production pour mobiliser des recettes qui pourraient atteindre au minimum 10 milliards par an.

​« Les grandes lignes de notre projet de société sont basées sur une nouvelle idéologie que l’on appelle le circonstancialisme, car les autres idéologies économiques [existantes] sont désuètes. C’est pourquoi nous avons tenté de faire un syncrétisme qui fait la synthèse du socialisme, du capitalisme, du libéralisme et aussi de la social-démocratie. Tout cela est caractérisé par un interventionnisme étatique dans lequel l’État possède les moyens de production sans pour autant empêcher les initiatives privées. C’est à partir de là que nous pourrons nationaliser certains moyens de production pour mobiliser assez de recettes, soit 10 milliards au minimum par an. Cela va nous permettre de faire face à toutes nos obligations et de rendre les Guinéens heureux, en exploitant le potentiel que regorge notre pays », a-t-il souligné.

​Après le dépôt de sa candidature, le président de la coalition Alliance des Partis pour la Victoire s’est montré très optimiste quant à l’issue de cette élection.

« Quelqu’un disait que tant que Dieu ne révélera pas à l’homme ce que le destin lui réserve, la sagesse humaine doit résider dans deux mots : attendre et espérer. Quels que soient les candidats qui vont participer à cette élection, c’est comme quand vous participez à la Ligue des champions. Vous n’avez pas à éviter le Real Madrid ou bien Arsenal ou n’importe quel club. Il faut les affronter, les battre et puis atteindre l’idéal, c’est-à-dire la victoire. »

Pour matérialiser cet ambitieux objectif, le président du parti a tenu à rassurer les Guinéens de sa volonté sincère de développer le pays et de rendre heureux le peuple qui aspire à un changement de paradigme pour enfin sortir de l’ornière.

​« Ce que je veux surtout dire au peuple de Guinée, comme nous l’avons toujours dit depuis le début : nous ne venons pas en politique pour duper, ni pour tromper, ni pour abuser. L’objectif pour lequel nous faisons de la politique est de rendre ce pays décent. Cependant, comme j’aime souvent le dire, on peut se cacher des êtres humains, mais pas de Dieu. Si ma volonté est sincère, et ma volonté est de développer la Guinée et de la rendre heureuse, c’est ça ma volonté, que Dieu fasse de moi le président de la République de Guinée », a-t-il exprimé

​Facinet Camara

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